5 conseils pour bien anticiper sa fin de vie

Crédit photo : Artyom Kabajev

 

Lorsqu’on part en voyage, on ne le fait pas à l’improviste, on réserve à l’avance, on se penche sur la qualité des prestations de notre lieu de villégiature, et on anticipe les éventuelles contraintes qu’on laisserait sur place : qui va nourrir le chat ? Arroser les plantes ? Par analogie, la fin de vie est un peu comme un voyage, vous ne pouvez pas préparer l’arrivée, mais vous pouvez préparer le départ, et anticiper les différentes charges que vous allez laisser à votre famille. La principale différence, c’est qu’en organisant un voyage, vous anticipez pour vous, alors que votre fin de vie, c’est principalement pour ceux que vous laissez derrière que vous anticipez. On peut donc affirmer qu’anticiper, c’est aimer. 

 

Conseil n°1 : Anticipez vos obsèques 

Il y a deux choses à considérer lorsqu’on parle d’anticiper ses obsèques : le financement et le choix des prestations. La plupart des gens se contentent de se constituer un capital pour ne pas laisser le financement des obsèques à la charge des enfants. Mais nous souhaitons attirer votre attention sur le fait que l’anticipation financière n’est pas suffisante. En ne faisant aucun choix sur les prestations que vous souhaitez pour vos obsèques, vous risquez de mettre vos enfants ou la personne qui pourvoira aux obsèques face à des choix cornéliens dans un moment déjà douloureux. Vous risquez également des obsèques qui se dérouleraient totalement différemment de ce que vous auriez souhaité pour vous-même. Pour éviter ces deux écueils, il est possible, en plus d’une anticipation financière, de prévoir à l’avance ses prestations. Pour cela, il faut souscrire à un contrat obsèques en prestations. Il vous permettra de choisir avec votre conseiller toutes les prestations auxquelles vous avez droit : inhumation ou crémation, choix du cercueil, choix du lieu de cérémonie, du lieu d’inhumation, monument funéraire, cinéraire… De cette manière non seulement vos proches n’auront pas à faire le choix à votre place, mais aussi, vous payez exactement pour les prestations que vous recevrez. Anticiper en détail, c’est faciliter le deuil de vos proches. Le jour de vos obsèques, leur seul rôle doit être de se concentrer sur le dernier au revoir qu’ils vous communiquent et de profiter les uns des autres pour se sentir soutenus.

 

Conseil n°2 : Anticipez votre succession

Anticiper sa succession est bien plus commun que d’anticiper les prestations de ses obsèques. Vous pouvez anticiper une succession par le biais d’une donation, vous pouvez également partager vos biens dans un testament, devant un notaire ou non. Sans ces éléments, votre succession sera soumise à un ordre successoral prévu dans le code civil. Vous pouvez retrouver certains de nos conseils sur notre page dédiée à la succession. Sachez que vous pouvez aussi décider de léguer tout ou une partie de vos biens à une association ou un ONG.

En plus de la succession matérielle, il faudra prendre en compte la succession de votre patrimoine numérique. Le patrimoine numérique, ce sont tous vos biens immatériels, tout ce que vous devez transmettre aux générations futures. Vous en apprendrez plus en lisant notre article dédié

Conseil n°3 : Positionnez-vous par rapport au don d’organes ou don du corps

On parle assez peu souvent du don d’organes et du don du corps à la science, pourtant lors d’un décès, la question se pose, laissant les proches parfois devant un nouveau choix difficile, parfois motif de disputes dans les familles.

En ce qui concerne le don d’organes, vous êtes donneur potentiel par défaut : en l’absence d’une renonciation au consentement de votre part, vos organes pourront être donnés en cas de besoin. Ce concept est basé sur le principe de la solidarité nationale. Si vous ne souhaitez pas donner vos organes, il faut s’inscrire sur le registre national des refus, ou laisser à vos proches un document écrit et signé, ou même simplement leur en parler à l’oral.

Pour le don du corps à la science, c’est différent, puisqu’il faut en faire la demande. Pour donner son corps à la science, il faut envoyer une demande manuscrite à l’un des 28 centres de don, dont vous trouverez la liste sur le site de l’association française d’information funéraire (Afif) . Une fois la demande envoyée, il vous suffit de suivre la procédure. Le don du corps sert à faire avancer la recherche. « Chaque donateur rapproche un projet de son objectif », a déclaré Katrina Hernandez, vice-présidente des services aux donateurs pour Science Care Inc.

 

Conseil n°4 : Positionnez-vous par rapport aux directives anticipées

En cas de fin de vie à l’hôpital, les directives anticipées vous permettent d’exprimer par anticipation, votre volonté de refuser ou de poursuivre, de limiter ou d’arrêter des traitements, y compris le maintien artificiel de la vie, ou de bénéficier d’une sédation profonde et continue. Ce ne sera utile que si vous êtes dans l’incapacité de vous exprimer à ce moment-là. Cette décision est difficile à prendre, mais sans directives, c’est l’équipe médicale et votre famille qui devront décider à votre place. Pour mettre en place vos directives anticipées, il suffit de rédiger un document signé, et d’en parler à vos proches. Il existe des modèles de directives sur le site du service public.

Par contre, la France n’autorise pas le droit à l’euthanasie. Vos directives ne peuvent donc pas aller dans ce sens. 

 

Conseil n°5 : Anticiper votre mort numérique 

Les réseaux sociaux ont envahi notre quotidien, ils nous permettent de rester en lien avec notre famille, nos amis d’aujourd’hui et d’hier. Mais le jour de notre mort, ils ne s’éteindront pas d’eux même. C’est pourquoi il est important de savoir ce que vous comptez faire de tous vos comptes et de votre messagerie en ligne. Encore une fois, pour anticiper sa mort numérique, il faut rédiger un document dans lequel vous détaillez tous les sites sur lesquels vous êtes inscrit, les codes d’accès, et ce que vous souhaitez faire de votre profil. Selon les réseaux, différentes options s’offrent à vous. Sur Facebook par exemple, vous pouvez désactiver votre compte ou faire de votre page un mémorial. Votre compte reste actif mais il sera noté “en souvenir de” sur votre page. Après avoir rédigé votre “testament numérique” prenez soin de désigner une personne qui sera responsable de se soumettre à vos directives. Pour en savoir plus, consultez notre article dédié à cette thématique. 

 

L’anticipation est donc le maître-mot lorsqu’on parle de fin de vie. Succession, obsèques, directives anticipées, ce sont beaucoup de sujets difficiles à traiter psychologiquement, mais qui vous libèrent d’un poids après les avoir effectué. Le plus important, est de ne pas laisser votre famille dans l’ignorance et d’essayer de lui faire part de vos volonté. Parler de la fin de vie, et par extension, parler de la mort, est un acte qui nous paraît peu naturel et qui pourtant s’avère capital. Une fois vos décisions prises, et vos proches avertis, vous vous sentirez plus libres, mieux préparé, mais surtout plus vivant.

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