
Chaque année, au début du mois de novembre, deux célébrations se côtoient dans le calendrier : la Toussaint, le 1er novembre, et le jour des morts, le 2 novembre. Si ces deux dates sont souvent confondues, voire utilisées comme synonymes dans le langage courant, elles n’ont pourtant pas la même origine, ni la même signification. Retour sur deux commémorations distinctes, que la tradition a fini par mêler.
La Toussaint : une fête chrétienne en l’honneur des saints
La Toussaint, contraction de « Tous les Saints », est une fête catholique célébrée le 1er novembre. Elle a été instituée au IXe siècle par le pape Grégoire IV. Ce jour servait à honorer l’ensemble des saints et martyrs de l’Église, qu’ils soient reconnus officiellement ou non. Il s’agit donc avant tout d’une fête religieuse tournée vers des figures saintes, et non vers les défunts ordinaires.
En France, la Toussaint est un jour férié depuis le Concordat de 1801. C’est également une période de vacances scolaires, ce qui contribue à en faire une date marquante dans le calendrier familial. Pourtant, dans l’imaginaire collectif français, on associe surtout la Toussaint au dépôt de chrysanthèmes sur les tombes. Cette pratique, bien ancrée dans les habitudes, appartient en réalité à la commémoration du lendemain.
Le jour des morts : une prière pour les âmes du purgatoire
Le 2 novembre est la « Commémoration des fidèles défunts », plus communément appelée le jour des morts. Cette date est instaurée au Xe siècle par l’abbé Odilon de Cluny pour prier en faveur des âmes des défunts, notamment celles qui séjournent au purgatoire selon la doctrine catholique. Contrairement à la Toussaint, il ne s’agit pas de célébrer des figures saintes. Il s’agit de se souvenir de tous ceux qui nous ont quittés.
C’est donc le 2 novembre, et non le 1er, qui correspond véritablement à la tradition de se recueillir sur les tombes. Mais parce que le 2 novembre n’est pas férié en France, la visite au cimetière a progressivement glissé vers le 1er novembre, brouillant la frontière entre les deux célébrations.
Une confusion bien française
Cette confusion est propre à la culture française. Dans d’autres pays, la distinction est beaucoup plus nette. Au Mexique, le Día de Muertos, célébré les 1er et 2 novembre, est une fête populaire et colorée où les familles dressent des autels chargés de photos, de fleurs et de nourriture pour accueillir symboliquement les esprits de leurs proches. En Amérique latine plus largement, cette période donne lieu à des rassemblements festifs et chaleureux, loin de la solennité européenne.
Deux dates, un même besoin
Au-delà des distinctions liturgiques, Toussaint et Jour des Morts répondent à un même besoin humain de mémoire. C’est le besoin de maintenir un lien avec ceux qui ne sont plus là, et de prendre soin des tombes comme on prendrait soin d’une présence. Deux dates, une seule intention : ne pas oublier.

Une tradition vivante qui s’adapte à nos modes de vie
Si l’intention d’honorer nos disparus reste intacte, la vie moderne, l’éloignement géographique rendent parfois difficile le déplacement jusqu’au cimetière. Pour répondre à cette réalité sans renoncer au devoir de mémoire, la maison Cridel propose un service de livraison de fleurs directement sur les tombes. Il est aujourd’hui possible de commander en ligne des chrysanthèmes, cyclamens ou compositions automnales, qui seront soigneusement déposés sur la sépulture de vos proches pour la Toussaint. Un moyen simple d’entretenir ce lien précieux.
Il est désormais facile de faire fleurir la mémoire de ceux que l’on aime, même à distance.
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