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Dans les coulisses de Cridel, interview de Chloé, conseiller funéraire

Le conseiller funéraire est l’interlocuteur privilégié des familles. C’est la première personne rencontrée, au centre de pompes funèbres ou par téléphone. Il accompagne et conseille les familles dans l’organisation des obsèques et dans les démarches administratives et pratiques. Chloé travaille pour la maison Cridel, à l’agence de Paris 18e, avenue Rachel. 

Qu’est ce qui t’a motivé à devenir conseiller funéraire ?

La question du deuil me travaillait déjà. Mes parents possédaient un magasin de fleurs à Aix-en-Provence, et ils travaillaient beaucoup avec les pompes funèbres. Donc petite, j’ai souvent livré avec eux des fleurs aux funérariums par exemple. Après le BAC, assez naturellement j’ai poussé la porte d’une entreprise de pompes funèbres pour leur demander quel était le parcours pour devenir conseiller funéraire. Je me suis donc dirigée vers une formation, tout en émettant certains doutes. C’est après le stage que j’ai su que je ne m’étais pas trompée. J’ai eu la chance de voir tous les aspects du métier les plus rudes, comme voir les corps, assister à des exhumations … Ce qui m’a fait comprendre que j’étais capable de faire entièrement ce métier.

Est-ce que c’est un métier difficile moralement ?

Ça dépend des caractères. Je n’ai pas l’impression d’être très affectée après ma journée de travail. Moi j’aime ce que je fais et je pense faire bien la part des choses. Certaines situations prennent plus au coeur, mais c’est mon métier et je l’ai choisi dans son intégralité. 

Qu’est ce qu’une journée type ?

Comme un employé de bureaux, je commence ma journée par lire mes mails. L’un de mes rôles est de gérer les équipes d’ouvriers en charge des travaux de cimetière. Ensuite les journées varient, si une famille se présente en boutique, je constitue le dossier pour elle. C’est agréable parce que c’est un métier varié : marbrerie, travaux cimetières, funérailles, gérer la logistique …

Y-a-t-il un événement qui t’a marqué pendant ta carrière ? 

J’ai bien aimé participer aux obsèques de France Gall. C’était valorisant ça m’a fait plaisir que Romain (dirigeant de la maison Cridel) me fasse participer. Sinon, j’ai été très touchée par les remerciements d’une famille qui vivait un deuil très dur. 

Que dirais-tu à quelqu’un qui voudrait se lancer ?

De démarrer pour voir s’il aime, c’est un métier qui se fait par désir, sinon on ne peut pas l’exercer. 

Est-ce que le fait de vivre au contact de la mort a changé ta vision de la vie ?

C’est très difficile de répondre, parce que c’est compliqué de différencier ce qui fait partie de mon caractère et ce qui vient du travail. Au travail je suis quelqu’un de très perfectionniste, presque trop rigide, et en dehors c’est vrai que j’ai cette impression que rien ne peut m’atteindre, je suis plus légère. J’aime utiliser l’humour, c’est peut être mon moyen de décompresser. Et je trouve que même avec les familles qui viennent, on arrive toujours à tisser un lien, et vient parfois un moment ou on réussit à décrocher un sourire, et ou l’humour devient autorisé. Pour bien faire son métier, il faut savoir s’écouter et faire ce qu’on ressent. Je pense qu’on ne peut pas être le parfait conseiller funéraire de tout le monde, l’important c’est d’être le parfait conseiller funéraire de beaucoup.