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Dans les coulisses de Cridel, interview de Frank, marbrier funéraire depuis 1975

Actualités Cridel

Frank est marbrier funéraire chez Cridel depuis 1975. Ce retraité continue à exercer par amour de sa fonction, et parce qu’il est difficile de trouver la relève, le métier de marbrier étant devenu rare. 

Le marbrier est celui qui réalise les sépultures dans les cimetières. C’est lui qui est au contact des familles pour conceptualiser, sous leurs directives, un monument unique. Frank a démarré sa carrière de marbrier sous la direction Jean-Michel Pahindriot, 4e génération à la tête de Cridel. Il a vu le métier de marbrier évoluer vers la standardisation de la marbrerie. 

L’art funéraire est en perte de vitesse, il y a moins de demandes, et les organismes de pompes funèbres ne proposent plus un tel service. Cridel est donc l’une des seules entreprises à proposer à sa clientèle ce savoir-faire, grâce à des marbriers expérimentés et passionnés, comme Frank. 

La force de Frank, c’est de connaître les familles depuis des dizaines d’années. Pour preuve, lors de l’interview, Frank a devant lui un dossier qui date de 1898, dans lequel figure le registre de tous les membres d’une famille, qui sont passés par les services obsèques et marbrerie de l’agence de Montmartre.

Comment êtes-vous entré dans les métiers du funéraire ?

J’étais mécanicien avant. En 1975, par opportunité, je suis entré dans le monde du cimetière, en bas de l’échelle, à mettre des fleurs dans les cimetières, et puis petit à petit j’ai gravit les échelons et suis devenu marbrier professionnel.

Est-ce que c’est un métier difficile moralement ?

Oui. On côtoie quand même la mort. Et encore plus, puisque les personnes que l’on enterre, on les connait depuis longtemps, et on a de bons moments avec ces gens là. Quand une personne a enterré un proche, à chaque visite au cimetière, elle se rend à l’agence pour un service, un conseil. Ces personnes là, on les vois jusqu’à 10 fois par ans, et durant des dizaines d’années, il y a une relation comme amicale qui se crée. Quelque part les agences jouent un rôle de soutien après les obsèques, et les familles reviennent, parce qu’elles nous font confiance

Quelle est la journée-type pour un marbrier ?

Il n’y a pas de journée type, chaque jour dépend de l’activité et des visites.

Y-a-t-il un événement qui vous a marqué pendant votre carrière ?

Oui. J’ai été appelé pour des travaux de marbrerie, et le jour du rendez-vous avec la famille, la femme qui avait demandé les travaux s’est levée, et m’a montré la photo du défunt en me disant « regardez comme il est beau, mon fils ». C’est en voyant la photo que j’ai réalisé, qu’il s’agissait d’un enfant de 10 ans. Je n’étais pas au courant, je pensais qu’elle allait enterré un de ses parents, voir son mari, mais je ne m’attendais pas à ce que ça soit son fils. Les enterrements des enfants c’est le plus dur, on ne s’y habitue pas. On est obligé de se mettre à la place du papa ou de la maman.

Que diriez-vous à quelqu’un qui veut faire votre métier ?

C’est un métier plaisant et sympa, il faut être commerçant, patient et gentil. En fait, il faut vraiment aimer ce métier pour le faire, c’est vrai que c’est un métier particulier. Il faut beaucoup aimer le contact avec les gens, savoir les écouter, leur apporter du réconfort. C’est un peu comme si ces personnes étaient des gens de votre famille. Ca n’est pas donné à tout le monde. Il faut « être dans la partie » comme on dit.

Est-ce qu’être au contact de la mort ça a changé votre vision de la vie ?

Non. Non parce qu’il faut l’accepter. Je crois au destin, si c’est pas aujourd’hui ça sera demain, et on ne peut rien y faire. On attends la mort et quand elle viendra elle viendra, il ne faut pas en avoir peur.

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